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PASCALE
OSANZ : OSONS !
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| Une énergie
à déplacer les montagnes. Un sacré charisme.
Un parcours atypique. Des dons psychiques étonnants,
Pascale Osanz est vraiment une femme hors du commun.
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- Pascale, tu es presque
une pionnière en Australie. En quelle année es-tu
arrivée ici?
Ca ne me rajeunit pas
ce que tu dis! Je suis arrivée en 1975, ce n'est pas le siècle
dernier! (rires)
- Tu es originaire
de Lorraine. Quelle raison t'a fait quitter le pays des cigognes
et des quiches pour le pays des kangourous?
J'avais envie de bouger.
J'était professeur de français et j'avais obtenu un
poste d'assistante de français dans trois écoles à
Melbourne. Heureusement, ils n'avaient pas vérifié
mon niveau d'anglais qui était vraiment nul! J'avais un contrat
de deux ans, je pensais rentrer au bout de deux ans. J'étais
seule, un peu paumée. Je pensais pouvoir recevoir de l'aide
de la communauté française mais il n'y avait pas beaucoup
de solidarité. Ce sont les australiens qui m'ont aidée
à remplir les papiers, à m'intégrer
En fait, j'ai été assistante de français pendant
un an et ensuite, j'ai rencontré un français dans
un tram qui m'a dit qu'à Radio Australie, ils cherchaient
une voix féminine française.
Du coup, j'ai arrêté mon contrat avec les écoles
et je suis rentrée à Radio Australie en 76. C'est
le service international de ABC. Et j'ai fait ça pendant
10 ans.
- Alors animatrice radio,
c'était nouveau pour toi. Pas de problème?
C'était la panique!
Pour ma première émission, j'espérais que personne
ne m'écoute!
A la fin de la journée, j'avais l'impression d'avoir fait
un programme vraiment absolument nul et tout de suite après,
j'ai reçu un télex d'une équipe de scientifiques
français en Antarctique qui disait : "Bravo, c'est super,
on adore ta voix, continue!!". Évidemment, ça
m'a donné confiance en moi. C'est drôle parce qu'en
fait, on ne diffusait pas vers l'Antarctique, mais pour les États-Unis,
les Iles du Pacifique, l'Asie
mais pas l'Antarctique. Ils nous
captaient vraiment par hasard. Alors j'ai eu un super contact avec
cette équipe.
J'ai même été la marraine de l'expédition.
Avant moi, la marraine, c'était Brigitte Bardot. Après
moi, c'était Caroline de Monaco. Pas mal hein! (éclat
de rire).
Mais moi, j'ai été la seule à aller en Antarctique.
J'avais interviewé Paul-Émile Victor et il a soutenu
ma demande pour y aller. J'y suis restée trois jours. Il
y avait 60 personnes. Et alors là, j'ai interviewé
tous ces hommes. Et je me suis dit, ma pauvre fille, t'as 29 ans,
t'es pas encore mariée, c'est le moment! Il y en avait un
qui me plaisait. Hop, c'était Jean, mon mari aujourd'hui!
- Et après Radio
Australie, que s'est-il passé?
Alors j'était mariée,
j'avais deux enfants et à la suite d'une restructuration
à Radio Australie, je me suis retrouvée au chômage,
à la maison. Mère au foyer. Moi qui avait eu pendant
dix ans un contact fabuleux avec des auditeurs du monde entier,
je passais mes journées à faire areu areu avec mes
deux garçons. Et en plus, Jean rentrait tard et épuisé
du boulot et sa conversation n'était pas souvent au-dessus
de ça!
Alors j'ai fait un Tafe pour être secrétaire et j'ai
trouvé un boulot comme dactylo. L'après midi, il y
avait un meeting. Je devais faire du café et tout noter en
sténo. Cafouillage total. Je me suis fait renvoyer le soir
même! Fin de ma carrière de secrétaire!!
Heureusement, le lendemain, j'ai trouvé un boulot à
l'Alliance Française de Melbourne où je me suis occupée
des Public Relations. J'organisais des galeries d'art, des expositions
C'était
vraiment passionnant.
Alors grâce à ce boulot, j'ai rencontré la Directrice
des programmes français de la radio SBS, Danièle Kemp,
et j'ai rejoint son équipe. Et depuis, je retourne régulièrement
travailler à SBS, par période.
- Alors d'accord, tout
cela, c'est ton parcours purement professionnel, mais derrière
ou devant tout cela, il y a ton parcours spirituel qui a une place
primordiale dans ta vie. Alors comment ça a commencé?
Par la mort de mon père.
J'avais 21 ans. J'étais encore en France. Ma mère
a voulu contacté mon père dans l'au-delà et
a fait appel à un médium. Un médium, c'est
en fait un intermédiaire entre le monde des esprits et le
monde incarné. La séance a commencé et le médium
a dit : "il y a quelqu'un qui bloque tout ici, il faut qu'il
sorte". Voilà mon premier contact avec la spiritualité,
je me suis fait mettre dehors! (éclat de rires).
Mais en fait, mon père n'a parlé que de moi et il
a dit : "Pascal est un médium, je vois plein de couleurs
autour d'elle".
Et en fait, c'est en Australie que j'ai commencé. J'ai d'abord
pratiqué les cartes de Tarot. Et puis la méditation.
Et lors de ma toute première méditation, c'était
avec un groupe d'australiens, j'ai entendu distinctement à
mon oreille "Simplex". Je croyais que quelqu'un avait
mis la radio! Alors simplex, c'est du latin, ça veux dire
simple. Voilà. La spiritualité, c'est simple et c'est
le chemin de la simplicité.
Quand j'ai arrêté Radio Australie, j'ai suivi un cours
de massage et je suis donc devenue masseuse. J'ai ouvert un petit
salon de massage. Et j'ai rencontré à ce moment là
une femme qui m'a vraiment initiée à la voyance en
développant mon intuition. Elle s'appelait Gwendoline. Elle
était en charge d'une église spiritualiste et elle
m'a demandée de faire le travail de médium en public
et en anglais dans son église le dimanche. J'étais
terrifiée mais dès que j'ai commencé, je me
suis sentie guidée et tout était simple. Les gens
étaient bouleversés!
- Tu es aussi une grande
spécialiste des couleurs. Tu as écrit un livre de
référence sur le sujet. Tu es d'ailleurs Colour Therapist.
Alors qu'est-ce que la thérapie des couleurs et comment t'es-tu
spécialisée dans ce domaine?
Ca a commencé par un
livre que m'avait prêtée une amie. Ca s'appelait le
miroir de l'âme ou quelque chose comme ça et ça
parlait des couleurs et d'une technique de voyance et de soins par
les couleurs qui venait d'Angleterre : Aura Soma. Et j'ai senti
tout de suite que c'était pour moi! Alors je suis allée
en Angleterre pour suivre la formation. Et très rapidement,
l'organisation d'Aura Soma m'a demandée d'enseigner cette
technique en Australie. J'ai même été directrice
d'Aura Soma en Australie à une époque.
Depuis Janvier 2002, j'ai finalement décidé de créer
mon propre système de couleurs que j'ai appelé Spirale.
C'est une nouvelle aventure très agréable.
La lecture de couleurs se fait sur 3 niveaux, inconscient, conscient
et au niveau du sur moi ce qui permet a la personne de se retrouver,
de se comprendre.
J'ai même créé des bouteilles galactiques de
couleurs (galactic wands), que le client peut acheter a la fin de
la séance et qui vont l'aider dans sa nouvelle démarche.
J'ai également créé 12 élixirs galactiques
qui sont des mélanges d'huiles essentielles entièrement
pures (je suis contre les produits synthétiques) et chaque
élixir est relie a une couleur, donc le client peut acheter
une petite bouteille qui contient l'élixir de sa couleur
préférée mais j'y rajoute quelques gouttes
de la couleur qu'ils aiment le moins pour les aider a assimiler
leur cote ombre. Ca permet d'avancer sans souffrir. Chaque élixir
porte le nom d'une galaxie car je pense qu'on ne vient pas vraiment
de la planète Terre mais d'ailleurs. Une fois qu'on accepte
cette idée, on comprend pourquoi parfois on a du mal a s'assimiler
aux autres.
Spirale fait aussi allusion a la spirale ADN qui est en train de
subir d'intéressantes transformations depuis le début
de ce nouveau millenium.
- Tu en parles modestement
mais il faut dire que tu es invitée dans le monde entier
pour faire des conférences et des consultations. Alors est-ce
que tu retrouves les mêmes demandes, les mêmes peurs,
les mêmes problèmes aux quatre coins du monde ou bien
il y a t-il des différences nettes?
Oui, ça, c'est
passionnant. Je trouve que l'énorme différence, c'est
entre les français et les autres. La façon de penser
en France est totalement différente de celle des autres peuples
dans le monde entier. On est coincé dans notre système
cartésien en France. On est coincé. On a peur. Peur
de ce que va dire le voisin, peur du naturel. Et on est très
critique et méfiant. Alors que l'australien par exemple,
c'est presque le contraire, il est ouvert à tout. Il est
prêt à suivre n'importe quel gourou. Il manque de lucidité.
C'est aussi ce qui se passe en Nouvelle Calédonie d'ailleurs.
- La France connaît
aujourd'hui des problèmes de violence, de délinquance,
de pollution et de maladies comme la vache folle ou la fièvre
aphteuse. Toi qui as des dons de voyance, comment vois-tu l'avenir
de la France?
En fait, plutôt positif.
Je crois que la France est en train de purger d'un point de vue
karmique ses erreurs du passé. Mais elle va en ressortir
plus pure, plus forte. Le français, s'il arrive à
surmonter ses peurs, peut changer la face du monde. Son intellect
a le pouvoir de rayonner dans biens des domaines. Mais il devra
dépasser ses peurs.
- Et l'Australie?
L'Australie, je la vois au
premier plan de l'avenir du monde. Numéro un. En Australie,
on vient tous de pays différents avec notre culture, nos
connaissances, et si on écoute son cur, on peut tout
faire en Australie, tout est possible. C'est pour ça qu'on
est tous ici, pour écouter notre cur et pour avancer
ensemble. Je suis sûre que c'est le grand pays d'avenir. Il
y aura une renaissance du monde qui partira d'ici, en Australie.
- Tu as fait déjà
tellement de choses différentes dans ta vie, est-ce qu'en
prenant du recul, tu vois un sens précis à toutes
ces étapes de ta vie, un lien?
Moi, je m'appelle Pascale
et ça veut dire passage. Mon rôle dans cette vie-ci,
c'est d'aider les gens à passer de l'inconscient au conscient.
De leur montrer ce qu'ils ont de beau dans leur vie et en eux pour
qu'ils en profitent au maximum. Alors de l'extérieur, on
peut avoir l'impression que je vais de droite à gauche, que
je fais des choses qui n'ont aucun lien entre elles, mais ça,
c'est la façade, ce n'est pas important. L'important, ce
sont les gens que je rencontre sur ma route et que j'aide dans leur
cheminement personnel. L'endroit où je me trouve n'a aucune
importance, ça peut être dans un bureau, un avion,
un hôtel, un parc. L'important, c'est la personne que j'ai
en face de moi.
- Alors quelle est la nouvelle
étape. Et où aura t-elle lieu? Est-ce que la France
te manque parfois?
Je ne sais pas encore. Mais
je l'accueille déjà. Je me sens guidée. J'accepte
d'être guidée par une force qui sait, une force supérieure.
Quoi qu'il arrive, je sais que c'est pour mon bien et que j'en tirerai
un enseignement qui me permettra encore de mieux aider les autres.
A propos de la France, oui, je regrette ma petite choucroute. (rires).
Les petits villages me manquent. Les vallons, les petits vignobles
Oui,
la France me manque.
Je pense qu'un jour, je retournerai en France pour créer
un centre spirituel comme le centre Elixir que j'ai créé
ici. Oui, je sens ça.
Pascale Osanz
Colour Therapist
Phone/Fax: (03) 9761 2441
Mobile: 0414 943 562
Website: www.spirale.com.au
Email: pascale@spirale.com.au
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