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18/03/01

PASCALE OSANZ : OSONS !
Une énergie à déplacer les montagnes. Un sacré charisme. Un parcours atypique. Des dons psychiques étonnants, Pascale Osanz est vraiment une femme hors du commun.

- Pascale, tu es presque une pionnière en Australie. En quelle année es-tu arrivée ici?

Ca ne me rajeunit pas ce que tu dis! Je suis arrivée en 1975, ce n'est pas le siècle dernier! (rires)

- Tu es originaire de Lorraine. Quelle raison t'a fait quitter le pays des cigognes et des quiches pour le pays des kangourous?

J'avais envie de bouger. J'était professeur de français et j'avais obtenu un poste d'assistante de français dans trois écoles à Melbourne. Heureusement, ils n'avaient pas vérifié mon niveau d'anglais qui était vraiment nul! J'avais un contrat de deux ans, je pensais rentrer au bout de deux ans. J'étais seule, un peu paumée. Je pensais pouvoir recevoir de l'aide de la communauté française mais il n'y avait pas beaucoup de solidarité. Ce sont les australiens qui m'ont aidée à remplir les papiers, à m'intégrer…
En fait, j'ai été assistante de français pendant un an et ensuite, j'ai rencontré un français dans un tram qui m'a dit qu'à Radio Australie, ils cherchaient une voix féminine française.
Du coup, j'ai arrêté mon contrat avec les écoles et je suis rentrée à Radio Australie en 76. C'est le service international de ABC. Et j'ai fait ça pendant 10 ans.

- Alors animatrice radio, c'était nouveau pour toi. Pas de problème?

C'était la panique! Pour ma première émission, j'espérais que personne ne m'écoute!
A la fin de la journée, j'avais l'impression d'avoir fait un programme vraiment absolument nul et tout de suite après, j'ai reçu un télex d'une équipe de scientifiques français en Antarctique qui disait : "Bravo, c'est super, on adore ta voix, continue!!". Évidemment, ça m'a donné confiance en moi. C'est drôle parce qu'en fait, on ne diffusait pas vers l'Antarctique, mais pour les États-Unis, les Iles du Pacifique, l'Asie…mais pas l'Antarctique. Ils nous captaient vraiment par hasard. Alors j'ai eu un super contact avec cette équipe.
J'ai même été la marraine de l'expédition. Avant moi, la marraine, c'était Brigitte Bardot. Après moi, c'était Caroline de Monaco. Pas mal hein! (éclat de rire).
Mais moi, j'ai été la seule à aller en Antarctique. J'avais interviewé Paul-Émile Victor et il a soutenu ma demande pour y aller. J'y suis restée trois jours. Il y avait 60 personnes. Et alors là, j'ai interviewé tous ces hommes. Et je me suis dit, ma pauvre fille, t'as 29 ans, t'es pas encore mariée, c'est le moment! Il y en avait un qui me plaisait. Hop, c'était Jean, mon mari aujourd'hui!

- Et après Radio Australie, que s'est-il passé?

Alors j'était mariée, j'avais deux enfants et à la suite d'une restructuration à Radio Australie, je me suis retrouvée au chômage, à la maison. Mère au foyer. Moi qui avait eu pendant dix ans un contact fabuleux avec des auditeurs du monde entier, je passais mes journées à faire areu areu avec mes deux garçons. Et en plus, Jean rentrait tard et épuisé du boulot et sa conversation n'était pas souvent au-dessus de ça!
Alors j'ai fait un Tafe pour être secrétaire et j'ai trouvé un boulot comme dactylo. L'après midi, il y avait un meeting. Je devais faire du café et tout noter en sténo. Cafouillage total. Je me suis fait renvoyer le soir même! Fin de ma carrière de secrétaire!!
Heureusement, le lendemain, j'ai trouvé un boulot à l'Alliance Française de Melbourne où je me suis occupée des Public Relations. J'organisais des galeries d'art, des expositions…C'était vraiment passionnant.
Alors grâce à ce boulot, j'ai rencontré la Directrice des programmes français de la radio SBS, Danièle Kemp, et j'ai rejoint son équipe. Et depuis, je retourne régulièrement travailler à SBS, par période.

- Alors d'accord, tout cela, c'est ton parcours purement professionnel, mais derrière ou devant tout cela, il y a ton parcours spirituel qui a une place primordiale dans ta vie. Alors comment ça a commencé?

Par la mort de mon père. J'avais 21 ans. J'étais encore en France. Ma mère a voulu contacté mon père dans l'au-delà et a fait appel à un médium. Un médium, c'est en fait un intermédiaire entre le monde des esprits et le monde incarné. La séance a commencé et le médium a dit : "il y a quelqu'un qui bloque tout ici, il faut qu'il sorte". Voilà mon premier contact avec la spiritualité, je me suis fait mettre dehors! (éclat de rires).
Mais en fait, mon père n'a parlé que de moi et il a dit : "Pascal est un médium, je vois plein de couleurs autour d'elle".
Et en fait, c'est en Australie que j'ai commencé. J'ai d'abord pratiqué les cartes de Tarot. Et puis la méditation. Et lors de ma toute première méditation, c'était avec un groupe d'australiens, j'ai entendu distinctement à mon oreille "Simplex". Je croyais que quelqu'un avait mis la radio! Alors simplex, c'est du latin, ça veux dire simple. Voilà. La spiritualité, c'est simple et c'est le chemin de la simplicité.
Quand j'ai arrêté Radio Australie, j'ai suivi un cours de massage et je suis donc devenue masseuse. J'ai ouvert un petit salon de massage. Et j'ai rencontré à ce moment là une femme qui m'a vraiment initiée à la voyance en développant mon intuition. Elle s'appelait Gwendoline. Elle était en charge d'une église spiritualiste et elle m'a demandée de faire le travail de médium en public et en anglais dans son église le dimanche. J'étais terrifiée mais dès que j'ai commencé, je me suis sentie guidée et tout était simple. Les gens étaient bouleversés!

- Tu es aussi une grande spécialiste des couleurs. Tu as écrit un livre de référence sur le sujet. Tu es d'ailleurs Colour Therapist. Alors qu'est-ce que la thérapie des couleurs et comment t'es-tu spécialisée dans ce domaine?

Ca a commencé par un livre que m'avait prêtée une amie. Ca s'appelait le miroir de l'âme ou quelque chose comme ça et ça parlait des couleurs et d'une technique de voyance et de soins par les couleurs qui venait d'Angleterre : Aura Soma. Et j'ai senti tout de suite que c'était pour moi! Alors je suis allée en Angleterre pour suivre la formation. Et très rapidement, l'organisation d'Aura Soma m'a demandée d'enseigner cette technique en Australie. J'ai même été directrice d'Aura Soma en Australie à une époque.
Depuis Janvier 2002, j'ai finalement décidé de créer mon propre système de couleurs que j'ai appelé Spirale. C'est une nouvelle aventure très agréable.
La lecture de couleurs se fait sur 3 niveaux, inconscient, conscient et au niveau du sur moi ce qui permet a la personne de se retrouver, de se comprendre.
J'ai même créé des bouteilles galactiques de couleurs (galactic wands), que le client peut acheter a la fin de la séance et qui vont l'aider dans sa nouvelle démarche.
J'ai également créé 12 élixirs galactiques qui sont des mélanges d'huiles essentielles entièrement pures (je suis contre les produits synthétiques) et chaque élixir est relie a une couleur, donc le client peut acheter une petite bouteille qui contient l'élixir de sa couleur préférée mais j'y rajoute quelques gouttes de la couleur qu'ils aiment le moins pour les aider a assimiler leur cote ombre. Ca permet d'avancer sans souffrir. Chaque élixir porte le nom d'une galaxie car je pense qu'on ne vient pas vraiment de la planète Terre mais d'ailleurs. Une fois qu'on accepte cette idée, on comprend pourquoi parfois on a du mal a s'assimiler aux autres.
Spirale fait aussi allusion a la spirale ADN qui est en train de subir d'intéressantes transformations depuis le début de ce nouveau millenium.


- Tu en parles modestement mais il faut dire que tu es invitée dans le monde entier pour faire des conférences et des consultations. Alors est-ce que tu retrouves les mêmes demandes, les mêmes peurs, les mêmes problèmes aux quatre coins du monde ou bien il y a t-il des différences nettes?

Oui, ça, c'est passionnant. Je trouve que l'énorme différence, c'est entre les français et les autres. La façon de penser en France est totalement différente de celle des autres peuples dans le monde entier. On est coincé dans notre système cartésien en France. On est coincé. On a peur. Peur de ce que va dire le voisin, peur du naturel. Et on est très critique et méfiant. Alors que l'australien par exemple, c'est presque le contraire, il est ouvert à tout. Il est prêt à suivre n'importe quel gourou. Il manque de lucidité. C'est aussi ce qui se passe en Nouvelle Calédonie d'ailleurs.

- La France connaît aujourd'hui des problèmes de violence, de délinquance, de pollution et de maladies comme la vache folle ou la fièvre aphteuse. Toi qui as des dons de voyance, comment vois-tu l'avenir de la France?

En fait, plutôt positif. Je crois que la France est en train de purger d'un point de vue karmique ses erreurs du passé. Mais elle va en ressortir plus pure, plus forte. Le français, s'il arrive à surmonter ses peurs, peut changer la face du monde. Son intellect a le pouvoir de rayonner dans biens des domaines. Mais il devra dépasser ses peurs.

- Et l'Australie?

L'Australie, je la vois au premier plan de l'avenir du monde. Numéro un. En Australie, on vient tous de pays différents avec notre culture, nos connaissances, et si on écoute son cœur, on peut tout faire en Australie, tout est possible. C'est pour ça qu'on est tous ici, pour écouter notre cœur et pour avancer ensemble. Je suis sûre que c'est le grand pays d'avenir. Il y aura une renaissance du monde qui partira d'ici, en Australie.

- Tu as fait déjà tellement de choses différentes dans ta vie, est-ce qu'en prenant du recul, tu vois un sens précis à toutes ces étapes de ta vie, un lien?

Moi, je m'appelle Pascale et ça veut dire passage. Mon rôle dans cette vie-ci, c'est d'aider les gens à passer de l'inconscient au conscient. De leur montrer ce qu'ils ont de beau dans leur vie et en eux pour qu'ils en profitent au maximum. Alors de l'extérieur, on peut avoir l'impression que je vais de droite à gauche, que je fais des choses qui n'ont aucun lien entre elles, mais ça, c'est la façade, ce n'est pas important. L'important, ce sont les gens que je rencontre sur ma route et que j'aide dans leur cheminement personnel. L'endroit où je me trouve n'a aucune importance, ça peut être dans un bureau, un avion, un hôtel, un parc. L'important, c'est la personne que j'ai en face de moi.

- Alors quelle est la nouvelle étape. Et où aura t-elle lieu? Est-ce que la France te manque parfois?

Je ne sais pas encore. Mais je l'accueille déjà. Je me sens guidée. J'accepte d'être guidée par une force qui sait, une force supérieure. Quoi qu'il arrive, je sais que c'est pour mon bien et que j'en tirerai un enseignement qui me permettra encore de mieux aider les autres.
A propos de la France, oui, je regrette ma petite choucroute. (rires). Les petits villages me manquent. Les vallons, les petits vignobles…Oui, la France me manque.
Je pense qu'un jour, je retournerai en France pour créer un centre spirituel comme le centre Elixir que j'ai créé ici. Oui, je sens ça.

Pascale Osanz
Colour Therapist
Phone/Fax: (03) 9761 2441
Mobile: 0414 943 562
Website: www.spirale.com.au
Email: pascale@spirale.com.au

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